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14 février 2014



L'histoire


A Wabash, Institut d’Etude du Langage du Nourrisson, le séduisant et charismatique Jeremy Cook exerce sa fonction de linguiste en décortiquant les « m’boui et « bou » des tout-petits, présents dans la crèche expérimentale dont dispose le centre. Un jour, il surprend des bribes d’une conversation entre deux collègues et entend prononcer : « Cook, il foire tout, c’est un parfait trou du cul ».  Cette missive, sortie de la bouche pulpeuse d’une jolie nouvelle théseuse, perturbe fortement le joli Jeremy, un peu susceptible et certain de son sex-appeal.

Un soir, alors qu’il reste tard et esseulé à l’institut afin d’effectuer des recherches,  Cook découvre le cadavre d’un de ses collègues dans son bureau. Un inspecteur aux techniques peu conventionnelles est alors dépêché sur les lieux, il ne tarde pas à suspecter notre héros et à le lui faire ressentir, un peu à la manière de Colombo.

Les boulasses pour Jeremy ! Il se retrouve ainsi emberlificoté entre un meurtre à résoudre, un inspecteur suffisant et suspicieux, un directeur impérieux et une collègue ultra sexy (à conquérir-absolument-question de testostérone ou de mort). Il apprend bientôt que son collègue assassiné avait une très curieuse vision de l’amitié et des rapports humains. 

L’ambiance devient pesante au sein de la petite dizaine de chercheurs en linguistique du centre, chacun se toise et se soupçonne. En effet, le coupable est forcément parmi eux puisque seuls les employés de Wabash possèdent la clé et auraient été susceptibles de pénétrer dans l'enceinte de l'institut le soir du meurtre...

Mon avis

J’ai vraiment apprécié l’univers choisi : un institut d’étude du langage, c’est peu courant (fichtre, je ne savais même pas que ce genre d'établissement existait avant d’avoir lu le bouquin ! ). Ce choix est évidemment prétexte à faire des jeux de mots et des délires supra-dialectiques, sachant que pour un linguiste, aucune parole n’est anodine. 

J'ai adoré découvrir la personnalité du défunt (il avait un gros pépin dans son fruit), fil conducteur du livre et qui amène tous les protagonistes à s’interroger : qui sont les gens qui m’entourent ? Que pensent-t-ils de moi ? Sont-ils sincères à mon égard ? L’amitié que je porte à cette personne est-elle partagée ? Et l’aversion que je ressens pour cette autre est-elle réciproque ?

Le héros, Jeremy Cook est plutôt attachant. Alors qu'on nous le présente comme un bellâtre renommé dans le domaine de la linguistique, on découvre un personnage pas très sûr de lui et qui se fabrique des montagnes d'angoisse concernant ce que peuvent raconter les autres à son sujet.

IL est vrai que l'intrigue ne m’a pas parue super recherchée mais je n’y attache pas une grande importance, je préfère de loin entrer dans l’univers de l’auteur, même si c’est le désert côté trame. Par ailleurs, l’humour très présent tout au long du bouquin et l'atmosphère un peu taquine contribuent grandement à créer une ambiance originale.

Gros bémol : LA FIN toute pourrie. En effet, le ton général du livre a largement mis en exergue les difficultés des rapports humains et le contraste entre la devanture et la face cachée chez l'homme. Du coup, les moustaches frémissantes, je m’attendais à un dénouement un peu grinçant, à la façon de la personnalité du linguiste assassiné. Mais non, c’est du happy end à la Candy Neige. Vraiment, mais vraiment vraiment dommage.

Malgré ce dénouement très moyen, j'ai beaucoup aimé lire Le linguiste était presque parfait, pour son esprit un peu décalé.

***/***
Le linguiste était presque parfait
Genre : policier
Broché : 272 pages
Editeur : MONSIEUR TOUSSAINT LOUVERTURE EDITIONS (18 avril 2013)
Prix : 19,00 euros



      
Le linguiste était presque parfait - David Carkeet


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